Code Geass : Zero no Sousoku

L'Héritage de Zero
 
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 De curiosité et d'aveux {PV. S.S.

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Pandora Del Britannia
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MessageSujet: De curiosité et d'aveux {PV. S.S.   Lun 22 Nov - 18:58

AVANCER, PAS A PAS. SOUS L’OMBRE DE SES VAINES CONSOLATIONS.

Bibliothèque

Un tremblement. Son reflet, dans le miroir. A peine vacillement, un clignement d’œil. Elle tourne la tête, s’observe. Esquisse l’ombre d’un demi-sourire, énigmatique et charmeur. L’éclat terne de ses yeux embrase son visage pour s’éteindre aussi vite qu’il est venu. Un tremblement. L’ombre d’un rien et elle est déjà partie, refermant la porte derrière le seul lieu où elle peut laisser de côté son masque d’acier et de marbre. Le seul lieu où elle peut laisser se fendiller la couche de glace qui l’étouffe peu à peu.

Ses pas sont surs et rapides. On s’incline légèrement, à son passage. Quelques regards en coin, un salut discret et on ne voit plus que le feu de sa chevelure. On ne peut jamais réellement l’approcher, l’apprivoiser. Sa liberté de prisonnière empêche un entourage fait d’étrangers d’oser seulement lui parler, la regarder plus qu’il ne l’est permis. Glaciale et se sentant à part dans un palais qui l’isole chaque jour davantage. Volontaire et isolée même face à une famille qui ne lui semble plus constituée que du vide qu’il a laissé. Plaie béante, du nom rayé, de la pierre blanche, de la fragile écriture écorchant le papier par ses lettres cruelles. Elle ne peut plus…

Un arrêt, une coupure dans ses pensées qui lui font froncer les sourcils. Un terrain dangereux et jalonné de pièges. Il serait si simple de se prendre au jeu de la souffrance, de se laisser happer par l’attrait de la vengeance. Elle s’observe, se protège d’elle-même. Elle ne se laisse aucun répit. Elle devient celle qu’on veut qu’elle soit. Sans accorder une chance à la voix sourde et suppliante qui la hante jour et nuit. Qu’on lui accorde un peu de repos, un peu d’oubli. Qu’on la ramène au passé. Qu’on le lui rende. Qu’on le venge. Qu’ils meurent tous. Qu’ils triomphent. Qu’on lui donne un peu de temps, un peu de vie. Un peu d’amour. Une inspiration un peu plus forte que les autres. Infime. Imperceptible pour ceux qui n’écoutent pas, pour tous ceux qui gravitent autour d’elle. Un léger malaise. Invisible pour ceux qui ne regardent pas, pour tous ceux qui suivent ses pas. Le parfum acre du doute, qui la suit jour et nuit, est enveloppé depuis trop longtemps dans la senteur de la confiance et de la résignation. Elle a choisi ce chemin mêlé d’embûches, cette humanité qu’elle accueille de tout son être au lieu de la repousser. A la fois dure et rude, telle une machine bien huilée. A la fois fragile et tendre, telle la femme vulnérable qu’elle espère avoir enterrée.

C’est un devoir. Une nécessité absolue, face au regard qui veille sur elle depuis maintenant quatre ans. Non. Qui la suit depuis maintenant quatre ans. Une ombre malicieuse et respectueuse. Un protecteur à la proximité distante. Un étranger aux airs familiers. Elle se perd dans ses pensées, s’autorise un moment de réflexion, pour essayer seulement de pouvoir songer au mystère vivant qu’est S.S. sans se retrouver à nouveau au mur infranchissable de ses interrogations. Elle y revient quotidiennement. Incapable de trouver un sens à ses buts. Impuissante à comprendre ce qu’il est. Ignorante, sans doute, dans son rôle exact. Questions bien vite balayées, dans son passé meurtri. Elle ne s’est jamais attardée aux secrets, n‘a jamais ressenti le besoin de savoir. Mais parfois, elle y réfléchit. Quelques pensées vagabondes, pour entretenir cette part d’elle qui se réjouit de ce protecteur insaisissable. Quelques suppositions malhabiles, pour ne pas oublier quelle est sa place et quelles sont ses priorités. Elle a souvent renoncé à seulement essayer de l’éloigner d’elle. Peut-être parce qu’elle s’est finalement attachée à lui. Peut-être parce qu’elle doit le laisse rester à ses côtés. Peut-être parce qu’elle a besoin de lui. Les raisons se confondent, pour ne plus laisser que la certitude qu’il sera à ses côtés, quoi qu’il arrive. C’est une certitude. Un espoir.

« Je ne suis pas en retard. »

Une affirmation. Un mensonge. Un regard buté et froid, à l’homme qu’elle observe. Sa démarche et tout son être rayonnent de cette aura autoritaire et digne qu’elle montre au public. Pour finalement revenir à l’apparence démunie et farouche, comme prise au piège et perdue, qu’elle ne montre qu’à lui. Une confiance pleine de ressentiment et de prudence. Elle ne s’accorde pas encore le privilège de le suivre aveuglément. Elle ne s’accorde pas encore le droit d’accepter qu’elle est pourtant prête à le faire. Elle se dit simplement qu’il est temps de lever quelques voiles, de franchir quelques limites.
Ses doigts entourent le bois dur d’un siège qu’elle avance dans un bruit sourd, pour s’y installer. Ses yeux perçants fixent le visage pâle en face du sien. Elle ne peut y lire les réponses souhaitées, comme toujours. Trop lisse, trop inaccessible pour qu’elle escompte seulement effleurer du bout de doigts la vérité. Elle ne sait pas ce qu’elle attend. A trop espérer, elle a tout perdu. A trop attendre, elle s’est isolée. Alors elle prendra les devants. Ignorante et sure. Elle n’a plus la patiente de supporter les mystères. Plus le désir de s’aveugler, de fermer les yeux sur lui pour ne voir que ce qu’elle veut. Pour ne voir que ce qui peut lui être utile. Elle estime avoir le droit de demander. Elle n’est déjà plus certaine de ce qu’elle veut entendre.

« Je voulais te parler. »

Une affirmation. Une vérité. Elle semble presque distraite, son regard améthyste posé sur lui comme si elle ne le voyait pas. Pourtant, c’est bien son image qui défile devant ses yeux. Elle revient à avant. A un moment, attrapé au vol entre deux réunions. A la surprise sur son propre visage de le découvrir dans un lieu isolé, que personne n’était autorisé à voir. A moins que ce ne soit un lieu que personne n’était intéressé de voir ? Les questions à son sujet, trop nombreuses. Les doutes qui l’entourent, trop présents. La liste s’allonge de jour en jour.
Le sentiment de malaise a peu à peu grandi pour devenir certitude. Ses impressions, faussées ou non, n’ont plus de valeur alors qu’elle tient un fait intriguant. Une question qu’elle a le droit de poser. Parce qu’elle l’a vu. Il était là, sans doute. Ce n’était pas une erreur. Rien de ce qu’il ne faisait n’était anodin. Et le trouble qui s’était insinué en elle est devenu un tourbillon d’interrogations. L’ignorance ne lui plait pas. Elle met fin à ses années de choix et d’attentions pour enfin espérer recueillir sur lui ce qu’il voudrait bien lui livrer.

« De cette journée. Ou peut-être même d’avant. »

Elle hésite. Intérieurement. Elle ne lui donne pas d’ordre. Elle ne lui donne jamais d’ordre. C’est une règle qu’elle s’est imposée, inconsciemment. Parce que même après ces années, elle n’a toujours pas défini sa place. Il lui fait l’impression d’un électron libre. Incontrôlable et impossible à restreindre entre les murs d’un palais, dans les règles rigides de la société à laquelle elle appartient. Et pourtant, il reste à ses côtés. Une question de plus. Noyée parmi toutes celles qu’elle ne sait toujours pas lui poser. Peser ses mots, toujours, avant de parler. Mais avec lui, elle a toujours été incapable. Il lui serait si simple de lui demander des comptes. Elle n’ose encore se prononcer. Elle ne ressent ni l’envie, ni le besoin de préciser davantage. Elle considère les futilités comme une offense. Il le sait. Elle en est convaincue. Mais sa fierté l’empêche de lui parler franchement. Sa curiosité ne sera satisfaite que si les choses sont faites à sa manière. Même si elle doute de ne jamais parvenir à avoir le dernier mot face à lui.

« J’aurais certainement du te demander cela avant, je crois. Et repousser davantage ce moment ne m’apportera rien. »

Sa voix est assurée. Il y a pourtant cette fêlure, que lui seul peut distinguer, dans son maintien raide et le regard furtif qu’elle lui lance. Comme si elle attendait son approbation, à chaque parole. Comme si elle ne pouvait s’empêcher de rechercher son soutien. De la même façon qu’elle avait recherché le sien, avant ? Cette pensée la dérange. Elle n’aime pas l’idée de dépendre de ses mots. Elle n’aime pas l’idée d’attendre de lui de l’aide. Elle ne commettra plus cette erreur. Elle prendra seulement ce qu’il a à lui offrir, entendra ce qu’il a à lui dire, sans en attendre davantage. Pour que la déception ne teinte pas, une fois de plus, d’amertume les nouvelles bases qu’elle s’est forgées.

« Que faisais-tu là ? Que faisais-tu, pendant tout ce temps …? »

Un murmure qui sonne comme une défaite. Elle fixe ses mains croisées. Pour ne pas avoir à le regarder. Une spontanéité qui n’a pas sa place, ici. Une sincérité qu’elle a abolie de ses expressions, de son comportement. Elle perd, une fois de plus, sans même lutter. Elle a beau devenir plus forte, elle a beau se forger toutes ces armures illusoires, elle prend toujours conscience que tout ce qu’il a fait a peut-être été faussé. Elle est obligée de se rendre à l’évidence. Elle ne sait rien, de lui. Et tant qu’elle sera aussi tristement ignorante, elle ne sera jamais capable de réellement faire ses choix et d’avancer avec toutes les cartes en main. Elle a le sentiment qu’il détient la clé qui lui permettra de continuer, de gagner. Ou même de chuter.
Elle se rend compte que c’est plus que sa protection qu’elle a mise entre ses mains. Et elle ne sait toujours pas si c’est une bonne chose. Il reste à ses yeux un cavalier sans couleur, du gris lumineux de ceux qui peuvent se déplacer dans tout l’échiquier sans faillir, sans obéir à ses ordres vaniteux, pour atteindre un objectif que les autres pions ne peuvent voir, avides et englués dans leur quêtes folles.

Elle ne cherchera pas à l’emprisonner dans la pureté corrompue de sa couleur. Elle a renoncé à l’abaisser au rang de simple pion. Elle cherche seulement à entrevoir une partie de son chemin. Pour pouvoir continuer à suivre le sien sans doutes et sans faux espoirs.


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MessageSujet: Re: De curiosité et d'aveux {PV. S.S.   Mar 23 Nov - 23:38

La bibliothèque impériale...
Quel étrange endroit pour le convoquer pour une audience privée. Mais d'un autre coté, dans un tel lieu public à la vue de tous, il était clair que leur entrevue ne susciterait aucune rumeur vaseuse à leur égard... ce qui aurait surement été le cas si jamais elle lui avait par exemple demandé de venir dans ses quartiers privés.
Assis sur sa chaise devant une table d'étude, le ''jeune'' homme poussa un soupir. Ces stupides jeux politiques avaient parfois le don de l'exaspérer. Le moindre petit geste de travers ou mal interprété suffisait pour engendrer un scandale qui rendrait tous ceux qu'il touche, ne serais-ce que momentanément inutilisable sur la scène politique. D'où le dur apprentissage en terme de comportement et de règles de tenue en société, que devaient subir chaque enfant de noble lignée... et surtout s'il s'agissait de la première princesse de l'empire.

Depuis qu'il avait pour la toute première fois été présenté à elle, Pandora avait toujours fait preuve d'une tenue exemplaire quelque soit la situation à laquelle elle ait été confrontée. Mais ses capacités s'étendaient bien plus loin que celle d'ériger le parfait masque de noblesse. D'une redoutable intelligence, elle dégageait également une aura d'autorité qui aurait donné à n'importe quel sujet l'envie de la suivre jusqu'à la mort s'il le fallait. Elle était vive, et d'une grande efficacité dans tout ce qu'elle entreprenait... tout comme son père. Une chose différenciait ces deux parents toutefois... la raison pour laquelle, S.S demeurait avec la jeune princesse, malgré son endoctrinement à la volonté de son père qui l'obligeait à faire fi de ses sentiments personnels en faveur du ''bien de l'empire et de sa lignée''.
Il s'agissait de son manque d'expérience.

En effet. Contrairement à son père, Pandora avait encore un gigantesque potentiel à exploiter... toute l'étendue de ses capacités à découvrir... et toute sa vie à construire.
C'était cela plus que tout le reste, qui intéressait l'immortel chez elle. De par ce manque, la jeune femme pouvait encore se développer et grandir de manière à mener cette nation comme jamais elle ne l'avait été.
Parce qu'elle n'avait pas encore tracé sa route, elle était encore libre de devenir ce qu'elle voulait... de faire ce qu'elle estimait nécessaire, ou tout simplement ce dont elle avait envie.
Et S.S désirait assister à cela. Il désirait voir ce que cette jeune femme allait devenir... si elle grandirait selon ses espérances. Utiliserait-elle son grand potentiel pour avancer sur les traces de son père? De ceci, il doutait fortement.
Pandora était bien trop différente de l'empereur... ne serais-ce que sur le plan émotionnel.

Bien qu'elle ait tenté de lui cacher, le porteur du Code parvenait à déceler les subtils changements sur le visage de la jeune femme, dans son regard, ainsi que ceux qui allaient affecter bien que quasi-imperceptiblement, jusqu'à ses mouvements... changements trahissant son état d'esprit réel.
Et celle qu'il avait découverte au travers du masque qu'elle affichait constamment en public, rendait la personne d'autant plus digne d'intérêt... et c'était également ce pourquoi S.S avait autant foi en elle.
Quoiqu'il en soit, pour le moment...


S'étirant sur sa chaise, l'immortel regarda sa montre.
Elle ne devrait plus tarder. La bibliothèque était quasi-déserte, et ses seuls occupant prenaient bien soin de se tenir à l'écart. En réalité, il n'y avait pas grand monde qui osait l'approcher. Il semblait que son attitude peu rassurante pousse la plupart des autres occupants du palais à conserver leurs distances... non pas qu'il s'en plaignait. Discuter avec d'hypocrites politiciens ou autres nobliaux véreux, l'aurait ennuyé plus qu'autre chose.
Attendre ne le dérangeait pas. Au fil des années, il avait développé une patience quasi-inhumaine, le temps n'ayant plus la même valeur à ses yeux qu'auparavant. Et il savait que cela ne s'arrangerait pas au cours de sa vie future, prolongée indéfiniment par le pouvoir du Code.


Il savait pourquoi Pandora avait demandé à le voir.
Depuis un certain temps déjà, il arrivait au Knight de disparaître de la circulation sans donner d'explication à quiconque. Il avait ses raisons... certaines importantes, d'autres non. La jeune princesse ne lui avait cependant jamais posé de question, et lui, n'avait jamais donné de réponse aux interrogations qu'il avait deviné dans le regard bleuté de la jeune femme. Elle demeurait silencieuse, trop fière et toujours trop attachée aux apparences pour céder à sa curiosité.
Mais sa rencontre avec elle alors qu'il sortait de l'aile contenant le ''Thought Elevator'', semblait avoir finalement été la goutte venant faire déborder la vase, faisant céder le mur de fierté qui l'avait retenue jusqu'ici.
Parfait... c'était ce qu'il voulait. Qu'elle agisse selon sa propre volonté, qu'elle se sorte d'elle-même de la cage dans laquelle elle avait été élevée, et agisse indépendamment de la volonté de son père. Bien sûr, ce n'était pas parce qu'elle avait finalement décidé de venir aujourd'hui lui parler, que cela signifiait qu'elle avait enfin pris son destin en main. Mais c'était néanmoins un début.



« Je ne suis pas en retard. »

Posant les yeux en direction de la jeune femme qui s'avançait vers lui, l'immortel esquissa un sourire narquois. Se levant de sa chaise, il posa alors une main à son cœur, et inclina le buste avec une grâce infinie.

'' Bien sûr que non, your highness. '' Dit-il d'une voix amusée.

Ce n'est que lorsque la princesse s'installa sur la chaise en face de lui, qu'il s'autorisa finalement à se rasseoir à son tour.
Il mettait un point d'honneur à toujours agir respectueusement tel le Knight qu'il était. S'il se comportait toujours ainsi, c'était plus par espièglerie que par dévotion réelle. Il s'amusait de cette relation ambigüe, qui était à la fois celle d'une princesse et de son chevalier, comme celle de deux inconnus tentant mutuellement et subtilement de se découvrir. Et sur ce dernier petit jeu, il était pour l'instant celui qui possédait les meilleure cartes. Mais en venant à lui aujourd'hui, la jeune femme avait fait le premier pas vers l'amélioration de son jeu... ce qui était ce que S.S désirait.
Enfin...


« Je voulais te parler. »

Demeurant silencieux, il attendit que la princesse se décide à poursuivre. Ne cessant toutefois de la fixer de son regard malicieux, il n'était en aucun cas décidé à lui faciliter la tâche.

« De cette journée. » Dit-elle finalement. « Ou peut-être même d’avant. »

Comme il le pensait.
Mais la question demeurait. Exactement jusqu'à quel point pouvait-il lui parler? Lui révéler l'existence du Geass pour le moment était hors de question. Il voulait tout d'abord s'assurer du chemin qu'elle choisirait. Lui offrir trop tôt le pouvoir des rois, pourrait influencer sa décision d'une manière, disons... indésirée.
Oui... mieux valait demeurer dans le vague pour le moment. Jusqu'à ce qu'il en sache plus.

Attendant que Pandora poursuive, et ne trouve la volonté de lui demander clairement ce qu'elle voulait, S.S ne quitta pas sa protégée des yeux.
Son hésitation ne lui avait bien sûr, pas échappé. Lui poser une simple question semblait lui demander d'assez gros efforts de volonté. Et il savait qu'elle n'oserait pas exiger ce qu'elle voulait de lui... elle ne l'avait jamais fait. Non pas par peur, mais il semblait qu'elle ait sentie qu'il n'était pas vraiment le genre de personne à obéir aussi facilement. Et elle avait vu juste... ou du moins, aurait-elle raison tant qu'elle ne serait pas sortie du cocon qui emprisonnait encore sa volonté propre.


« J’aurais certainement du te demander cela avant, je crois. Et repousser davantage ce moment ne m’apportera rien. »


* Content que tu l'aies compris.*

Rien que ce petit effort dont elle faisait preuve, prouvait à quelle point elle avait mûri ces dernières années. Bien que la chose prenne toutefois un certain temps, sa patience commençait à porter ses fruits.
Et le fait que le regard de la jeune femme cherche quelque-part un signe d'encouragement dans les yeux de l'immortel, fit s'élargir son sourire.

Pour une fois, celui-ci décida alors d'apporter ne serais-ce qu'une infime once de soutient à sa protégée. Et hochant la tête en signe d'encouragement, il l'invita à exprimer le fond de sa pensée.


« Que faisais-tu là ? » Lui demanda-t-elle enfin. « Que faisais-tu, pendant tout ce temps …? »


Sa voix presque murmurée, sonna comme si elle venait de perdre une bataille mentale qu'elle livrait contre elle-même. Alors que du point de vue du porteur du Code, c'était là au contraire, une victoire.
Car cette soit-disant force à laquelle Pandora semblait désespérément se raccrocher, dans laquelle elle puisait pour maintenir en place le masque de la première princesse...ne valait rien aux yeux de l'immortel comparé à la volonté de s'ouvrir, ne serais-ce qu'un peu, à une personne dont elle ne savait au final, strictement rien. Même s'il était vrai que durant les années passées à se côtoyer, il n'avait jamais failli à son devoir envers elle, et était demeurée à ses cotés.

S.S ne pensait cependant pas que le fait de mentir et de dissimuler sa personnalité véritable aux autres soit une faiblesse. Bien au contraire. Lui-même avait passé sa vie à se dissimuler sous des masques bien trop nombreux pour les compter. Mais se mentir à soi-même, en revanche...
Quoi que Pandora décidait de faire de sa vie, cela n'avait pas vraiment d'importance. Tout ce qui comptait, c'était qu'elle garde en mémoire qui elle était, et ce qu'elle désirait véritablement au plus profond de son être.
Enfin... la route demeurait longue avant que la jeune femme ne parvienne à cela.
Peu importait. Il attendrait le temps que cela prendrait.
Mais pour l'instant...

'' Je ne faisais qu'explorer un peu le palais. '' Répondit-il d'une voix mielleuse. '' Une aile déserte et ignorée par tous. Cela n'éveille-t-il pas ne serais-ce qu'une once de votre curiosité? ''

Très conscient qu'il allait se faire rabrouer par un '' je n'ai pas que ça à faire '', il ne put toutefois s'empêcher de caresser l'idée que la jeune femme le soupçonnerait de mentir, et cédant une nouvelle fois à sa curiosité, suivrait son conseil qui se voulait pourtant, quelques peu ironique. Rien que le fait de prendre cette initiative aussi triviale semblait-elle, au lieu de s'occuper de ses devoirs de princesse, serait déjà un pas de géant pour Pandora. Agir selon ses propres convictions, et non comme on le lui avait appris, était une capacité qu'elle devrait de toutes les manières acquérir si elle désirait devenir une souveraine... non, un être humain digne de ce nom.

Pour le moment, la jeune femme avançait à son rythme.
Toutefois, S.S décida néanmoins de la pousser un peu... histoire de voir s'il pouvait l'amener à s'ouvrir un peu plus.

'' Mais pourquoi vous intéresser de si près à mes lubies? '' Lui demanda-t-il sur un ton trop innocent pour être sincère. '' Toutefois, si cela vous intrigue, peut-être désireriez-vous m'accompagner lors de ma prochaine... balade? ''

L'une de ses jambes passées par dessus l'autre, ses coudes se posèrent sur les accoudoirs de sa chaise, et ses mains se joignirent alors que son dos se reposait sur le dossier.
Son regard empli de malice, l'immortel dévisageait Pandora avec intensité.
Il avait certes, une petite idée de la réponse qu'elle lui fournirait, mais il espérait néanmoins qu'elle le surprendrait cette fois-ci...


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Pandora Del Britannia
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MessageSujet: Re: De curiosité et d'aveux {PV. S.S.   Sam 27 Nov - 20:06

OUVRIR UNE PORTE, LES YEUX FERMES, LE CŒUR SERRE. POUR FAIRE FACE A L’OMBRE, A L’INCONNU, DE L’AUTRE COTE.


Une lueur furieuse brille dans ses yeux. Il joue avec elle, la juge. Et elle ne supporte pas, ne supporte plus, son regard posé sur elle. Elle s’empêche de tourner la tête, de couper court à cet échange où elle se sent si malhabile et si piégée. C’est elle qui lui a demandé de venir ici. Et c’est pourtant d’elles que viendront les vraies réponses. Elle voulait qu’il réponde à ses interrogations. C’est elle qui va faire les frais de ses questions silencieuses.

Ses lèvres se plissent en une ligne fine, amère, à sa réponse. Elle se retient de le fusiller du regard. Il se moque d’elle. Son irritation devient palpable. Il joue avec elle, semble s’amuser de ses réactions. Elle ne lui laissera pourtant pas le plaisir de la renvoyer si rapidement, de s’en tirer par une telle pirouette. Même s’il s’y attend, bien sur. Même s’il comprend, certainement. Et plus que sa réponse évasive, plus que l’idée qu’il semble espérer quelque chose de sa part, c’est l’impression qu’il se soucie d’elle, qu’il veuille l’aider qui attise sa colère froide.

« Cela l’éveille, sans aucun doute. Il est vrai que je connais très peu tes … centres d’intérêt. Cet endroit devait être bien singulier pour trouver grâce à tes yeux, alors qu’il est si peu fréquenté. »

Une fuite, pour éloigner l’échéance, encore un peu. Elle s’accorde quelques secondes. Un moment, si court, de répit. Avant qu’il ne la pousse finalement dans ses derniers retranchements. Une provocation. Elle essaie de retenir un sourire. A peine un mouvement, imperceptible. Elle avait oublié, l’espace d’un moment, à qui elle avait à faire. Il n’est pas l’un de ses domestiques, pas l’un de ses subordonnés. Il ne lui fera pas le plaisir de lui faciliter la tâche, a contraire. Ses aspirations lui échappent mais elle sent confusément qu’elle est testée, sans même comprendre les tenants et les aboutissements de sa quête. Elle ne baisse pas les yeux. Elle soutient son regard. Parce qu’au milieu de ses doutes, il y a la certitude qu’elle ne capitulera pas. Ce n’est pas contre lui qu’elle se bat. Mais contre ce fantôme qui la retient prisonnière, contre tout ce passé qui a forgé sa main gantée de sang, ses chaînes bordées de soie. Elle peut à peine battre les ailes, entravées par une volonté qui est la sienne, qui n’est pas la sienne. Tiraillée de tous côtés, sans échappatoire possible, en dehors de sa propre volonté. Elle sait qu’il ne lui offrira rien. Qu’elle ne gagnera rien de lui, contre lui. Il est simple spectateur.

Et elle soupire. Elle voudrait qu’il endosse un rôle, qu’il accepte de réellement rester à ses côtés. Sans cette mascarade qu’elle s’est imposée, sans ces convenances qu’il s’est amusé à balayer. Elle souhaiterait qu’il devienne acteur, dans cette vie qu’elle ne sait pas encore définir, dans ce rôle qu’elle ne peut encore servir. Elle se dit, vaguement, douloureusement, qu’il pourrait tout aussi bien lui tourner le dos, l’abandonner. Elle se dit, gravement, sincèrement, qu’elle s’est trop accrochée à lui, encore, même sans chercher à savoir, même sans chercher à voir. Une personne pour veiller sur elle, une fois de plus, parce qu’elle n’est pas à la hauteur. Une personne pour la guider, parce qu’elle ne sait pas choisir. Mais cette fois, c’est différent. Elle devra marcher seule. Elle devra répondre à ses attentes silencieuses pour seulement espérer qu’il lui offre son aide, réellement. Loin de cette comédie qu’ils suivent sans se presser, depuis tant d’années. Elle a instauré ce simulacre d’aide, d’appui. C’est maintenant à elle d’y mettre fin. De lui demander de réellement prendre place à ses côtés ou de lui refuser son soutien. De choisir une couleur.

« Lubies ? Si j’y ai trouvé un quelconque intérêt, c’est certainement parce que je considérais que cela dépassait la simple lubie. Aurais-je donc perdu de mon précieux temps pour une simple fantaisie ? »

Sa voix est dédaigneuse et sèche. Elle semble déçue, étrangement. Elle sait qu’elle ne pourra relever entièrement le voile de mystère qui entoure S.S.. Elle sait qu’elle ne pourra qu’effleurer ses secrets, sans jamais pouvoir les percer. Elle se sent insultée. Ce mot la déconcerte. Elle a l’impression de reculer, au lieu d’avancer. Comme si à chaque nouveau pas, à chaque nouvelle porte ouvertes, de nouvelles voies, de nouvelles interrogations s’ouvrent. Un chemin sans fin, une interrogation sans réponse définitive à la fin. Elle se sent lasse de courir, lasse de se protéger d’une personne qu’elle connaît depuis tant d’années. Mais ce sentiment, se malaise, la retient, encore. Toujours. De lui accorder sa confiance. Elle lui confierait sa vie les yeux fermés. Elle n’est pourtant pas capable de simplement lui montrer plus qu’il ne peut deviner. Ce serait si simple, si facile… Elle s’enchaîne volontairement, s’éloigne en connaissance de cause de ce qui pourrait définitivement mettre fin à ses doutes.

« Toutefois, si cela vous intrigue, peut-être désireriez-vous m'accompagner lors de ma prochaine... balade? »

Elle est tentée de refuser. Bien sur. De s’en aller. Evidemment. Mais elle se sent clouée au fauteuil. Son visage semble serein. Sans entrave. Comme si elle abandonne ses masques, le temps d’un instant, d’un rien, pour remettre de l’ordre dans ses pensées et voir jusqu’où cela peut les mener. Elle se sent maladroite. L’incertitude, glaciale, venimeuse, insuffle en elle un vent froid et brûlant. Parce qu’elle ne sait toujours ce qu’elle risque de découvrir. Elle ne sait toujours pas si elle veut réellement savoir, si elle veut se risquer à arrêter cette situation si complaisante. Elle ne pourra pas reculer, une fois que ce sera fait. Un choix définitif. Elle ne se l’explique pas, ne cherche même pas à savoir d’où vient cette conviction. Elle sait seulement que ce sera le cas. Qu’elle ne pourra pas fuir. Il est temps d’arrêter la course folle de ses pensées réprimées, de ses désirs refoulés, de ses sentiments muselés. Ce ne sera pas seulement face à lui qu’elle devra se dévoiler, ce ne sera pas seulement ses secrets qu’elle pourra révéler.

Elle essaie de faire taire la peur. Ce martèlement incessant, dans sa tête, qui semble vouloir l’éloigner de la réalité. Elle ne veut pas, quelque part, s’éloigner de sa prison confortable. Faite de ses propres illusions, de ses propres vérités mises bout à bout, pour former le lien de ses mensonges et de sa mauvaise foi. Elle a peur de le détruire. Elle a peur de se détruire. Parce qu’à force de se cacher, elle ne sait pas ce qu’il reste réellement de son propre visage, de sa propre image. Elle s’est perdue dans ses jeux douloureux et amusants. La seule constante de sa vie s’en est allée. Et le sentiment, persistant, tenace, de la parte et du chagrin, est le seul qui a pu relier l’adolescente d’avant à l’adulte amère d’aujourd’hui.

Son amour pour lui, sa peine de l’avoir perdu, sont l’unique évidence qui l’ont menée là où elle est aujourd’hui. Le reste s’est perdu, en chemin. Dans les fonctions nouvelles qu’elle a dû accepter. Dans la guerre sans fin qu’ils ont dû mener. Dans les sourires sans joie qu’elle a dû distribuer. Dans les larmes encore sincères qu’elle a pu verser. Il n’y a que son visage, dans son esprit, qui soit resté le même. Elle a égaré ce qui avait fait d’elle cette fillette sûre d’elle et courageuse, cette sœur aimante et amoureuse. Elle s’en rend compte. Cruellement. Un coup porté à sa blessure. Elle qui aimait tant faire miroiter ses faiblesses et ses blessures, elle en a oublié de regarder derrière elle, réellement. L’illusion de sa souffrance n’a trouvé d’écho que dans les temps troubles qu’elle a dû traverser sans Alois. Les vrais souvenirs lui semblent éloignés. Parce qu’elle ne se reconnaît plus. Parce qu’elle a la sensation de l’avoir perdu. Une seconde fois.

« Si c’est ce qu’il faut faire pour que tu me répondes, enfin, je le ferai. »

La dureté de sa voix lui rappelle un accord, une décision, prise des années plus tôt. Leur première rencontre. Le refus de l’avoir à ses côtés. Une différence, encore, à ajouter à sa longue liste. Déplaisante liste. Terrible liste.

Elle se soumet presque à ses désirs. Sa patiente a atteint ses limites. Elle n’est qu’humaine, soumise aux lois de sa nature, empressée de trouver ses réponses avant que la mort ne vienne faucher sa jeune existence. Cet échappatoire qu’il lui offre, cette demi-vérité qu’il pourrait lui montrer, elle n’a pas de raison de les refuser. Après tout, elle est venue ici pour cela. Consciente d’être en position de faiblesse. Certaine d’être fixée, enfin, d’une façon ou d’une autre, sur le rôle qu’il occupera. Elle ne se retirera pas au milieu de la partie, n’abdiquera pas par forfait. Victoire ou défaite. Et avec lui, ces notions se mélangent, pour ne former qu’un tout. Son avancée lui semble limpide, l’espace d’un moment. Il n’y a plus de raison de fuir. Il n’y a plus de raison de se repentir. Il y a simplement leur face-à-face, leurs regards ancrés l’un dans l’autre, alors qu’elle se demande, vraiment, s’il l’emmènera avec lui. Si ce ne sont pas de simple mots, creux, vides, lancés en l’air pour voir jusqu’où elle irait pour satisfaire sa curiosité.

Ses sourcils se froncent. S’il l’a mise au pied du mur, elle veut y avoir été acculée pour quelque chose, au moins. Ses yeux brillent d’une étincelle nouvelle, où l’intérêt se mêle au défi. Maintenant qu’elle a fait son choix, elle n’a plus à reculer. Maintenant qu’elle a pris sa décision, elle n’a plus à abandonner. Elle a seulement à suivre le cours de ses actions, l’explication, peut-être, de ce qu’elle recherche. Après tout, ne lui fait-il pas miroiter des réponses ?

Elle le juge du regard, à son tour. Comme si elle le voyait pour la première fois. Ses yeux se plissent, attentifs. Il est tout en confiance sereine. En patiente réfléchie. En insolence polie. Elle ne peut se résoudre à penser qu’il se dérobera. Elle ne peut se rendre à l’idée qu’il la laissera derrière lui, sans même ouvrir ses yeux aveuglés à ce qu’il pourrait lui montrer. La chute n’en sera que plus amère, la perte plus claire. Elle a placé en lui trop d’espoirs, inconscients, pour seulement supporter sa trahison. Elle se rend compte, avec impuissance, avec lassitude, qu’elle attend peut-être de lui bien plus qu’il ne saurait lui donner. Qu’elle dépend de lui bien plus que ce qu’elle n’a voulu s’avouer.

Et c’est à la fois comme un soulagement et un tourment. Parce qu’elle lâche prise, un peu. Pour observer la scène qui se joue, à la fois tiraillée par son impatiente et sa lourde appréhension.
[HJ: j'espère que ça ira >< N'hésite pas à me demander des modifications <3]


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MessageSujet: Re: De curiosité et d'aveux {PV. S.S.   Mer 1 Déc - 1:57

* Oui... comme tu le dis. Une simple fantaisie... *

Une fantaisie si simple... si futile... qui était à elle seule cependant, tout ce qui pouvait donner sens à une vie.
Chaque être humain possédait en lui, un moi qui lui était propre. Découlant de ses propres désirs qui, même s'ils différaient selon l'expérience vécue par tout individu... n'en étaient pas moins présents en chacun. Ils ne les définissaient cependant, pas entièrement. Car avoir la force de marcher par soi-même et de les suivre... était un chemin que tous ne choisissaient pas.
Certains, tels des enfants ayant peur de faire quelques pas sans l'aide de leur parents, préféraient laisser d'autres penser pour eux, choisir leur chemin pour eux... même si celui-ci ne leur offrait pas la vie qu'ils désiraient à l'origine. Ils se complaisaient alors dans de grands mots... dans des valeurs qu'ils ne saisissaient pas... qu'ils ne pouvaient comprendre totalement, car cela signifierai dans le cas contraire, qu'ils seraient capable de penser par eux-même et de choisir par quoi se laisser influencer... dans quel cas, ils n'auraient de toutes les manières, pas choisi une route tracée d'avance qu'ils ne désiraient pas.

Suivre ses propres désirs... vivre ses fantaisies, qui pouvaient paraître totalement futiles pour certains vivant selon des valeurs édictées par d'autres, et se battre pour elles... était pourtant ce que vivre sa vie signifiait.

Il faudrait un jour, que Pandora comprenne cela.

La jeune femme était curieuse... S.S le sentait. Il fallait maintenant qu'elle aille outre les chaînes placées par les obligations que d'autres lui avaient imposées, et apprenne à céder à ses propres envies... aussi simples soient-elles. Qu'elle apprenne à vivre.

'' Toutefois, si cela vous intrigue, peut-être désireriez-vous m'accompagner lors de ma prochaine... balade? ''


Le sourire de l'immortel était figé sur son visage. Son expression joviale d'une froideur sans égale, contrastait cependant avec le flamme qui brûlait dans ses yeux.
Il ne le cachait pas. Il attendait d'elle une réponse claire et honnête. Et non des prétextes tout faits allant justifier une répression de sa curiosité, et son enchaînement volontaire.


S'il la poussait ainsi à révéler son moi véritable... à aller au delà des peurs qui la rongeaient et à faire son premier pas hors du nid mis en place par le souverain britannien... c'était pour lui donner des moyens de faire le choix qu'elle ne pouvait encore voir, qu'elle ignorait avoir. Dans quel cas, même si elle choisissait de poursuivre sur la voie que son père avait choisi pour elle... elle l'aurait alors fait de sa propre volonté. Parce qu'elle le voulait.
Le sourire de l'immortel s'élargit.
Connaissant la jeune princesse, un chemin tout tracé ne serait sûrement pas ce qu'elle choisirait... ou du moins, pas sans arrières pensées.

S.S se demandait ce que penserait ce cher empereur s'il avait eût connaissance de ses intentions. Enfin... sans doute avait-il déjà envisagé la possibilité. Il était après tout, ce genre d'homme. Sans cela, le porteur du Code ne lui aurait de toutes les manières pas proposé d'obtenir le pouvoir des rois... bien qu'il l'ait au final refusé.
Pandora avait quant à elle, hérité de la grande intelligence et de la vivacité de son père. Avec toutefois, quelque-chose en plus... ce qui avait retenu l'immortel à ses cotés durant tout ce temps. Ce qui lui faisait nourrir tant d'attentes envers la jeune femme.

Attentes auxquelles elle commençait aujourd'hui à répondre.


'' Si c’est ce qu’il faut faire pour que tu me répondes, enfin, je le ferai. ''


Le ''jeune'' homme haussa un sourcil... avant que son sourire ne vienne s'élargir.
Ainsi elle avait finalement choisi de céder. Sa patience semblait avoir atteint sa limite. Il devait admettre qu'il ne s'était pas vraiment attendu à ce que cela arrive si tôt. Lui qui pensait devoir la travailler encore quelques temps... il l'avait apparemment sous-estimée.
Cette erreur de l'immortel fut cependant cette fois, pour son plus grand plaisir.

'' Si vous insistez tant... '' Pouffa-t-il en inclinant légèrement la tête.


Son regard dévisageait intensément la jeune femme... comme s'il cherchait à l'évaluer. Il était vrai que la jeune Pandora avait grandi depuis que l'empereur l'avait présenté à elle. Et dans son regard, il vit à quel point elle avait mûri également.
S.S poussa alors un soupir face à sa propre bêtise. Ce n'était pas parce que ces dernières années étaient passées si rapidement pour lui, que c'était le cas pour le reste du monde.
Le temps ne s'écoulait plus de la même manière pour lui. Du haut de son premier siècle, lui-même avait parfois tendance à l'oublier.

Pandora était prête... où du moins le serait-elle très bientôt. Quand au monde... le regard de l'immortel dériva un instant vers la fenêtre au bout du rayon d'étagères qui s'étendait à sa droite... il ne tarderait plus à plonger une nouvelle fois dans une guerre totale. Celle-ci avait déjà été déclarée... les larmes et la souffrance avaient déjà commencé à se répandre... et les combats ne tarderaient plus à atteindre leur paroxysme. Une fois de plus.
Bientôt...

Il reporta ses yeux sur la première princesse.
Serait-elle à la hauteur? Cela, seul le temps le lui dirait. Mais S.S avait toutefois l'étrange conviction que personne mieux qu'elle, ne répondrait à ses attentes. Que Pandora serait la moins à même de le décevoir... qu'elle saurait prendre son destin en main, et que sur elle repose également celui du monde.

Oui. Ils n'avaient plus beaucoup de temps.


'' Pendragon ce sera donc. '' Murmure prononcé plus pour lui-même que pour sa princesse d'interlocutrice.


Posant sur la jeune femme un regard pénétrant, son sourire retrouva néanmoins sa place sur ses lèvres.
'' Que diriez-vous d'une petite escale dans la cité impériale? '' Lui proposa-t-il d'une voix chantante. '' Rien de tel qu'un petit retour aux sources pour se changer les idées. ''

Ces dernières paroles, signifiaient bien plus qu'elles ne paraissaient.
Car ce retour et ce changement qu'il annonçait, se feraient au sens le plus pur de ces termes. Et Pandora... devra alors prendre sa décision.


[HRP: Désolé pour la taille >.<]


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